Des lecteurs ont partagé de courtes histoires touchantes sur leurs petits compagnons félins, chacune de moins de 100 mots. Voici une sélection d’histoires qui célèbrent l’impact profond que ces chats ont eu dans la vie de leurs humains.
Patches et sa maison
Nous l’avons trouvée dans la haie, miaulant doucement comme pour tester notre bienveillance. Chaque soir, elle venait s’asseoir près de nous, nous laissant approcher lentement, malgré les parasites qui la couvraient et nous faisaient démanger, tandis que nos cœurs se remplissaient d’affection.
Les voisins nous ont dit qu’elle avait été abandonnée il y a des années, et pourtant elle ne quittait jamais les lieux, veillant sur la maison qu’elle connaissait. Nous l’avons même remarquée sur une photo immobilière, perchée comme si elle en était la propriétaire. C’est alors que nous avons compris que ce n’était pas nous qui avions adopté Patches, mais plutôt que nous étions venus habiter chez elle. Aujourd’hui, elle vit à l’intérieur, notre reine espiègle du canapé.
— Mirelle Inglefield
Yo, Josie !
Josie nous accueillait d’une façon peu commune. Elle nous fixait droit dans les yeux, puis haussait rapidement le menton, avant de le reposer doucement, un peu comme certains jeunes gens cool qui se saluent en disant « Yo ! » Nous pensons qu’elle avait appris ce geste de son premier humain, un jeune homme. Trois ans après son départ, nous continuons à rire en évoquant cette façon bien à elle de dire bonjour.
— Gretchen Reevy-Manning
Le chat qui m’a fait l’aimer
Je n’ai jamais été une personne “chat”, mais j’ai souvent aimé ceux qui le sont. J’avais une certaine distance avec Peanut et Pushkin quand je vivais avec leurs humains, et je supportais Tugsie en élevant ma fille passionnée de chats. Quand elle est partie six mois, elle m’a confié son chaton. Monsieur s’est installé près de mon ordinateur. Un jour, il a levé la tête pour flairer mon visage : « Rah », a-t-il miaulé. J’ai répété « Rah » en espérant une réaction. Et il a répondu à nouveau « Rah ». Ainsi ont commencé nos conversations. Quand ma fille est revenue, je lui ai dit : « Trouve-toi un autre chat, lui, il est à moi. »
— Fredda Rosen
Un souvenir improbable
Une nuit de juin, sans vent et sous une humidité étouffante, un petit chaton orange et blanc, maladroit, est sorti des broussailles en Caroline du Sud. Il avait environ 10 semaines, de grandes pattes et de grands yeux affamés.
Notre plus jeune enfant a été la première à le caresser et l’a nommé Mimou. Il avait survécu aux orages et à un jeune alligator voisin du marais. Il s’est laissé adopter, et nous l’avons emmené jusque chez nous, au Canada. Dix ans plus tard, notre Mimou, parfaitement acclimaté, apprécie particulièrement les chaudes journées d’été.
— Jessica Lee
Elle a persévéré
Après la perte de mon cher chat roux emporté par un cancer, je suis allée en refuge pour honorer sa mémoire en adoptant à nouveau. Parmi les chatons joueurs, une chatte orange plus âgée, avec une oreille cassée et un esprit combatif, s’est glissée près de moi en ronronnant. Baptisée « Garfield » et ignorée pendant un an, elle a été rebaptisée Frieda, en hommage à sa force. Même une brève panique dans la salle des chiens n’a pas empêché son adoption. Chez nous, Frieda s’est vite installée, dormant sur ma poitrine et offrant son affection au quotidien. Elle avait attendu patiemment – et persévéré – jusqu’à trouver sa famille pour toujours.
— Stéphanie Kalina-Metzger
Mieux vaut tard que jamais
Mon mari et moi avons vécu 30 ans de mariage avant de devenir propriétaires d’un chat. Par l’intermédiaire d’un voisin, nous avons adopté Coco, âgée de cinq ans, et la vie est devenue bien plus belle. La retraite nous donne tout le temps nécessaire pour elle. Nous aimons faire partie d’une communauté rassemblant vétérinaires attentionnés, employés de boutiques animaliers sympathiques, et autres amoureux des félins. Nous sommes aussi devenus propriétaires pour la première fois. Un torchon offert par une amie porte cette inscription : « Cette maison est uniquement dédiée au confort et au bien-être du chat. » Nous ne voudrions pas le vivre autrement.
— Anne Saulnier