Cette semaine, j’ai eu la chance d’accompagner ma séance de thérapie féline dans un hôpital pour enfants. C’est un moment que j’apprécie particulièrement, car la plupart des petits patients adorent la présence d’un compagnon à quatre pattes. L’établissement propose aussi de nombreuses activités ludiques, ce qui fait que la venue d’un chat n’y paraît jamais étrange.
En arrivant, le hall d’accueil était plutôt calme, mais une adolescente et sa mère attendaient leur rendez-vous. Mon humain m’a posée sur la table devant elles, mais j’ai préféré sauter sur le canapé pour mieux les observer. La jeune fille était très gentille, et je lui ai offert un doux coup de tête affectueux.
J’ai passé environ 45 minutes dans les salles d’examen, rencontrant ainsi plusieurs enfants. J’ai croisé des jumeaux en bas âge qui me regardaient, ébahis, d’un air très curieux. Leur mère nous a confié qu’ils avaient déjà un chat à la maison. Ils semblaient m’apprécier, même si leur timidité les empêchait de me caresser.
Une petite fille en plâtre rose n’était pas du tout réservée et sa visite fut pleine de charme, tout comme la suivante. Cette dernière s’était blessée au poignet en faisant une roue, et je suis restée quelques instants à ses côtés pendant que le médecin expliquait la situation à sa maman.
J’ai également vécu une expérience un peu originale. Un panneau indiquait la présence d’un « interprète » devant une salle. Habituellement, quand les jeunes patients ne parlent pas anglais, mon humain prend le temps d’expliquer que je suis un chat thérapeutique. Cette fois, une voix artificielle traduisait ses paroles sur un écran, rendant notre échange plus fluide et évitant tout malentendu. Toute la famille a pu profiter de ces instants en ma compagnie, glissant même quelques mots d’anglais pour dire à quel point j’étais jolie.
Avant de rejoindre le service de chirurgie, j’ai rencontré un garçon en pleine pré-adolescence avec une jambe blessée. Amateur de chats lui aussi, il a beaucoup apprécié ma visite.
Je consacre toujours un moment aux infirmières du service chirurgie avant de voir les enfants attendant leur opération. Cette fois, mon humain pensait que les patients dormiraient tous sur leurs brancards. Pourtant, en revenant en arrière, nous avons trouvé une adolescente éveillée, occupée sur son téléphone, qui était ravie de ma présence. Ce fut une rencontre agréable, et j’ai la sensation d’avoir apporté beaucoup de réconfort aux enfants et à leurs familles.