Le chat pêche, malade depuis plusieurs semaines, montrait des signes alarmants : il perdait du poids, manifestait moins d’enthousiasme face aux friandises et respirait de manière étrange.
Notre voisine, qui nourrit régulièrement ce chat ainsi que sa mère et sa sœur, avait aussi remarqué ces changements inquiétants. Ensemble, elles ont discuté des solutions pour l’attraper et le conduire chez le vétérinaire, une tâche qui s’annonçait difficile.
Pour préparer la capture, plusieurs moyens étaient à disposition : un deuxième panier de transport, ainsi qu’une caisse apportée par la voisine. Cependant, la difficulté résidait dans le fait de faire entrer le chat à l’intérieur. Un vieux panier avec une serviette à l’intérieur semblait être un bon début pour apaiser l’animal.
Lors des sorties suivantes, mon humain s’est installé dans le panier ouvert afin que le chat pêche s’habitue à sa présence et voie cet espace comme moins menaçant. Sans forcer le contact, elle a laissé le panier à disposition, tout en réfléchissant à une autre idée.
La terrasse fermée dispose de deux portes : celle qui mène au salon reste habituellement fermée, tandis que l’autre s’ouvre sur l’extérieur et reste ouverte durant la journée pour permettre au chat pêche, ainsi qu’à sa famille, d’y accéder librement. En approchant de l’extérieur, on pouvait fermer cette porte au moment opportun pour confiner le chat pêche dans ce petit espace sécurisé.
C’est ce qu’elle a fait. Pendant que le chat pêche se trouvait dans la terrasse, elle a discrètement refermé la porte. Sa mère, également enfermée, grimpait aux murs, rendant la situation encore plus délicate. Avec patience, mon humain suivait le chat pêche en brandissant la serviette, pour le convaincre de se laisser attraper.
Après quelques minutes, elle a réussi à couvrir le chat avec la serviette et le placer dans le panier de transport.
Elle a ensuite ouvert la porte de la terrasse pour laisser sortir la mère, qui est tout de même revenue plus tard, bien que méfiante à son égard. Le panier a été installé près de la porte vitrée, tandis que je restais de l’autre côté, observant la scène.
Le vétérinaire habituel étant débordé, elle a conduit le chat chez un service d’urgences vétérinaires proche. Après des examens sanguins et des radios, ainsi qu’une mise en place sous tente à oxygène, les résultats restaient indéterminés : infection, parasites, asthme ou autre problème pouvaient être envisagés.
Ne pouvant le garder en observation sur place, le chat pêche a été transféré vers une autre clinique pour des analyses approfondies. Nous espérons tous que son état est traitable, même si ce n’est pas toujours le cas pour un chat surtout sauvage comme lui. Néanmoins, le souhait reste qu’il puisse bénéficier des soins nécessaires pour aller mieux.