Le comportement de base des chats est principalement instinctif. Des actions comme le ronronnement, le pétrissage, l’utilisation de la litière, le griffage, ou encore la posture de la queue sont des comportements innés que le chat possède dès le plus jeune âge. Ces signes sont universels et non appris : par exemple, les oreilles plaquées en arrière signalent une gêne, tandis que le frottement sert à déposer des marques olfactives.
L’instinct de chasse est inné mais la compétence s’acquiert : bien que tous les chats naissent avec le réflexe de traquer et de chasser, les qualités de chasse dépendent souvent de l’apprentissage de la mère. Un chat élevé par une mère qui ne chasse pas activement risque d’avoir des compétences moins affinées, ce qui peut expliquer certaines maladresses chez les chats domestiques qui n’ont pas appris ces techniques.
Les compétences sociales sont en grande partie apprises et peuvent s’estomper : si le langage corporel fondamental, comme le frottement mutuel ou le fait de se toucher le nez, est naturel, d’autres comportements sociaux se développent dans la jeunesse. Un chat qui grandit en privilégiant les interactions humaines et éloigné d’autres chats peut ne pas apprendre ou oublier comment interagir avec ses congénères. Par exemple, des chats ayant vécu seuls longtemps peuvent se montrer désemparés face aux signaux d’affection ou de jeu d’autres chats, ce qui les rend plus « atypiques » dans leur manière d’être.
Les chatons élevés sans mère ou en solitaire risquent de manquer d’apprentissage social crucial : un chaton seul, même avec des instincts intacts, n’apprendra pas les limites sociales comme le dosage d’une morsure pendant le jeu ou la reconnaissance d’un signal indiquant que l’autre souhaite interrompre l’interaction. Ces déficits peuvent conduire à un comportement social inadéquat ou à une dépendance excessive envers les humains.
En résumé, un chat ne peut pas vraiment oublier son essence de chat, mais certains aspects appris comme la socialisation peuvent être absents ou s’atténuer, surtout dans un contexte domestique atypique. Ainsi, même un chat très domestiqué, affectueux et original dans son comportement reste fondamentalement un chat, simplement avec des singularités propres à son expérience de vie.